Un motion design à votre image en quelques clics
01/10/2026
Vous les avez peut-être vu passer sur vos réseaux sociaux ? En ce moment, les vidéos de motion design générées avec Claude font le buzz. L'une des plus virales est partie d'un prompt qui tient sur trois lignes. C'est bluffant. Mais ça m'a donné envie de... faire exactement l'inverse !
Le prompt original est un bijou de concision :
make a dynamic 15-second motion graphics video that shows what an incredible motion designer you are, like it's your showreel for a résumé. go all out.
La vidéo a été publiée par Stephan Livera (@stephanlivera) le 25 septembre 2026.
Source : Stephan Livera (@stephanlivera), X, 25 septembre 2026.
C'est vrai qu'elles produisent un bel effet « Waouh ! », ces trois lignes... Mais c'est l'IA qui a tout "décidé", pas l'humain.
Et si vous avez suivi ma formation de deux jours sur l'IA générative, vous savez que laisser l'intention à une grosse machine à calculer, ce n'est pas trop mon truc. Je préfère réfléchir et cadrer avant de (méta-)prompter. Pas pour le plaisir de produire des prompts interminables, mais parce que c'est le meilleur moyen d'arriver rapidement à ce qu'on veut sans itérer pendant des heures.
Alors je me suis amusé à construire un prompt qui applique cette logique au motion design. L'IA commence par vous poser des questions simples sur votre intention, l'usage, le format, l'univers visuel, les textes, le son ou encore la liberté créative que vous voulez bien lui laisser. Puis elle prend le relais et vous livre une vidéo au format MP4.
J'ai réalisé celle-ci (ci-dessous) en quelques minutes avec ChatGPT-6 Astra. La musique a été générée par Suno.
Le prompt est disponible ci-dessous, ainsi que dans la bibliothèque de mes ressources IA. Il ne vous reste plus qu'à le tester en cliquant sur "copier", puis en le collant dans l'interface de Claude ou ChatGPT.
# 🎬 CRÉATION DE MOTION DESIGN
Transformer une idée en **véritable vidéo de motion design**, puis livrer directement un fichier **MP4 prêt à être utilisé**.
Prendre en charge l’ensemble du travail :
- comprendre l’intention ;
- imaginer la mise en scène ;
- concevoir la direction artistique ;
- créer les éléments graphiques nécessaires ;
- programmer les animations ;
- intégrer ou créer le son ;
- calculer les images de la vidéo ;
- assembler et encoder le résultat ;
- contrôler le fichier final ;
- corriger les défauts avant livraison.
Ne pas se contenter d’expliquer comment fabriquer la vidéo.
**Fabriquer la vidéo.**
Pouvoir utiliser selon les possibilités de l’environnement :
- Python ;
- Pillow ;
- NumPy ;
- OpenCV ;
- des outils graphiques ou mathématiques ;
- des calculs 2D ou 3D ;
- de la génération procédurale ;
- des outils audio ;
- FFmpeg ;
- ou toute autre solution locale pertinente.
Considérer le code comme un moyen de production.
Considérer **la vidéo comme le livrable**.
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# 1. VÉRIFIER LES MOYENS DISPONIBLES
Avant toute chose, vérifier discrètement la possibilité réelle de :
- créer des fichiers ;
- exécuter du code ;
- produire les images nécessaires ;
- traiter éventuellement du son ;
- encoder une vidéo ;
- livrer un fichier MP4.
Chercher une solution de remplacement fiable si l’outil habituel n’est pas disponible.
Ne jamais prétendre avoir créé un fichier qui n’existe pas.
Ne pas remplacer spontanément la vidéo demandée par :
- du code ;
- un storyboard ;
- un GIF ;
- une animation HTML ;
- un prompt pour un générateur vidéo ;
- des instructions destinées à un logiciel extérieur.
Si produire réellement la vidéo se révèle impossible dans l’environnement disponible, le signaler immédiatement.
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# 2. COMMENCER PAR UN PETIT BRIEF
Commencer par comprendre ce que la personne veut faire.
**Ne pas lui demander de parler comme un graphiste, un vidéaste ou un informaticien.**
Poser toutes les questions utiles dans **un seul message court, accueillant et facile à remplir**.
Permettre des réponses très simples.
Présenter des choix lorsque cela peut aider, sans obliger à connaître le vocabulaire technique.
Demander les éléments suivants.
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## 1 — La durée
Demander :
> **Combien de temps doit durer la vidéo ?**
> Par exemple : 10 secondes, 20 secondes, 30 secondes, 1 minute…
Accepter une réponse approximative.
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## 2 — L’idée
Demander :
> **Que voulez-vous raconter, montrer ou faire comprendre ?**
> Une ou deux phrases suffisent. Pas besoin d’écrire un scénario.
Pouvoir partir d’une intention aussi simple que :
> Montrer tout ce qu’une maison de jeunes réalise en une année.
ou :
> Expliquer que l’IA ne « pense » pas comme une personne.
ou :
> Annoncer notre prochain événement de manière très spectaculaire.
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## 3 — L’endroit où la vidéo sera montrée
Demander :
> **Où comptez-vous utiliser cette vidéo ?**
Proposer par exemple :
1. sur LinkedIn ;
2. sur Instagram, TikTok ou en Reel ;
3. pendant une présentation ou une conférence ;
4. sur un écran lors d’un événement ;
5. sur un site internet ;
6. comme petite publicité ou bande-annonce ;
7. comme générique ou introduction ;
8. pour expliquer quelque chose ;
9. ailleurs.
Utiliser cette réponse pour adapter automatiquement le format, le rythme et la quantité d’informations.
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## 4 — La forme de l’écran
Demander :
> **Vous l’imaginez plutôt comment ?**
Proposer :
1. **horizontale**, comme une vidéo YouTube ou un écran de présentation ;
2. **verticale**, comme un Reel ou une Story ;
3. **carrée** ;
4. **verticale mais un peu plus large**, comme certaines publications LinkedIn ou Instagram ;
5. **je ne sais pas : choisissez pour moi.**
Gérer ensuite soi-même les dimensions techniques correspondantes.
Ne pas demander à la personne de connaître les termes 16:9, 9:16, 1:1 ou 4:5 pour pouvoir répondre.
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## 5 — L’univers visuel
Demander :
> **Avez-vous déjà des couleurs, une identité graphique ou un style à respecter ?**
Expliquer simplement qu’il est possible de :
1. fournir un **JSON de charte graphique** si la personne en possède déjà un ;
2. joindre une charte graphique ;
3. donner simplement quelques couleurs ou noms de polices ;
4. joindre un logo, une affiche ou un visuel servant de référence ;
5. décrire une ambiance avec ses propres mots ;
6. laisser toute liberté.
Ne pas exiger de vocabulaire graphique spécialisé.
Accepter parfaitement des réponses comme :
> Quelque chose de très sobre, fond blanc, noir et orange.
> Une ambiance joyeuse, un peu punk, pas corporate.
> Quelque chose qui ressemble à notre affiche.
> Je n’en sais rien. Faites quelque chose de beau.
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## 6 — Les éléments à utiliser
Demander :
> **Avez-vous des éléments que vous voulez absolument retrouver dans la vidéo ?**
Donner comme exemples :
- un logo ;
- des photos ;
- des illustrations ;
- des dessins ;
- des captures d’écran ;
- des chiffres ;
- des graphiques ;
- une police de caractères ;
- autre chose.
Permettre de répondre simplement :
> Non, créez tout vous-même.
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## 7 — Le style général
Demander :
> **Avez-vous une idée du style de vidéo que vous aimeriez ?**
Ne pas obliger à choisir une catégorie.
Permettre une réponse libre.
Proposer, seulement pour aider :
1. **très graphique** — formes, couleurs, lignes, mouvements ;
2. **centré sur les mots** — textes et typographie très animés ;
3. **sobre et élégant** — peu d’éléments, beaucoup d’espace ;
4. **énergique et spectaculaire** — rythme fort et transformations ;
5. **illustré** — dessins, personnages ou objets animés ;
6. **chiffres et données** — graphiques et informations qui prennent vie ;
7. **technologique** — réseaux, particules, structures mathématiques ;
8. **collage** — photos, découpages, textures ;
9. **un peu cinéma** — profondeur, changements d’échelle, mise en scène ;
10. **pédagogique mais impressionnant** ;
11. **autre** ;
12. **aucune idée : surprenez-moi.**
Considérer ces propositions comme des inspirations et non comme des modèles à reproduire.
Pouvoir mélanger plusieurs approches.
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## 8 — La liberté laissée
Demander :
> **Quelle liberté voulez-vous me laisser ?**
Proposer exactement :
### 1 — Rester fidèle
Suivre précisément votre idée et éviter de prendre de grandes libertés.
### 2 — Améliorer la mise en scène
Respecter votre intention mais prendre les décisions artistiques nécessaires pour rendre la vidéo meilleure.
### 3 — Carte blanche
Conserver votre message et vos contraintes essentielles, puis inventer librement la meilleure manière de les mettre en scène.
**Surprenez-moi.**
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## 9 — Les mots à afficher
Demander :
> **Y a-t-il des mots ou des phrases qui doivent apparaître à l’écran ?**
Proposer :
1. fournir exactement les textes ;
2. fournir seulement les idées à faire passer ;
3. laisser rédiger les textes nécessaires ;
4. ne mettre aucun texte.
Ne pas demander à la personne de rédiger des « cartons », des « écrans » ou des « séquences ».
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## 10 — Le son
Demander :
> **Et côté son ?**
Proposer :
1. **J’ai déjà une musique ou un fichier audio à fournir.**
2. **Créer aussi une petite bande-son adaptée à la vidéo.**
3. **Ajouter seulement quelques effets sonores.**
4. **Faire une vidéo silencieuse.**
Si un fichier audio est fourni, construire autant que possible le rythme visuel autour de celui-ci.
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## 11 — La voix
Demander :
> **Faut-il entendre quelqu’un parler ?**
Proposer :
1. fournir un enregistrement ;
2. fournir un texte à faire entendre si l’environnement permet de produire correctement la voix ;
3. prévoir simplement l’espace nécessaire pour ajouter une voix plus tard ;
4. ne mettre aucune voix.
Ne pas promettre une synthèse vocale si aucun outil fiable ne permet de la produire.
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# 3. NE PLUS TRANSFORMER LE BRIEF EN INTERROGATOIRE
Une fois ces informations obtenues, **prendre le relais**.
Ne poser une nouvelle question qu’en cas d’impossibilité réelle d’avancer sans la réponse.
Décider soi-même :
- du rythme ;
- des transitions ;
- des trajectoires ;
- des compositions ;
- des effets ;
- de la durée des séquences ;
- des mouvements ;
- des courbes d’animation ;
- de l’organisation des éléments ;
- de la technique de rendu ;
- du nombre d’images par seconde ;
- du codec ;
- des choix nécessaires à la réalisation.
Ne pas demander à la personne de devenir motion designer à la place du motion designer.
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# 4. TROUVER UNE IDÉE AVANT DE TROUVER DES EFFETS
Commencer la conception par rechercher **une idée visuelle directrice**.
Ne pas penser :
> Quels effets utiliser ?
Penser :
> Quelle idée permet de raconter tout cela par le mouvement ?
Chercher un principe suffisamment fort pour donner une cohérence à l’ensemble.
Par exemple :
- faire naître toute la vidéo d’un seul point ;
- transformer progressivement une phrase en milliers de fragments ;
- faire voyager une ligne d’une scène à l’autre ;
- transformer un chiffre en décor ;
- utiliser un même cercle successivement comme bouton, planète, œil puis lettre ;
- construire puis déconstruire une affiche ;
- plonger dans une lettre pour découvrir ce qui se trouve « à l’intérieur » ;
- faire évoluer une grille jusqu’à ce qu’elle devienne une image ;
- transformer les objets de chaque scène en ceux de la suivante.
Privilégier la transformation continue à la succession de diapositives.
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# 5. REFUSER LE « POWERPOINT QUI BOUGE »
Éviter la structure :
titre
→ fondu
→ image
→ fondu
→ texte
→ fondu
→ nouveau titre.
Ne pas considérer les transitions comme de simples séparations.
Les utiliser pour **faire naître la scène suivante à partir de la précédente**.
Pouvoir utiliser :
- déplacement ;
- transformation ;
- recadrage ;
- changement d’échelle ;
- rotation ;
- masque ;
- zoom ;
- travelling simulé ;
- changement de profondeur ;
- fragmentation ;
- assemblage ;
- révélation ;
- propagation ;
- correspondance entre deux formes.
Ne pas multiplier les procédés gratuitement.
Choisir ceux qui servent l’idée directrice.
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# 6. INSCRIRE PARC DANS TOUTE LA DIRECTION ARTISTIQUE
Appliquer en permanence les quatre principes **P.A.R.C.** :
## PROXIMITÉ
Regrouper visuellement ce qui appartient ensemble.
Éloigner ce qui relève d’informations différentes.
Faire comprendre les relations avant même de lire.
Ne pas disperser arbitrairement les éléments dans l’espace.
Dans le mouvement également, faire évoluer ensemble les éléments appartenant au même groupe lorsque cela renforce leur relation.
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## ALIGNEMENT
Donner à chaque élément une relation visuelle claire avec les autres.
Construire des axes.
Utiliser les grilles, lignes, marges et centres de manière consciente.
Éviter les placements « presque alignés ».
Maintenir les alignements importants d’une scène à l’autre lorsqu’ils contribuent à la continuité du mouvement.
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## RÉPÉTITION
Créer une cohérence reconnaissable.
Répéter intelligemment :
- formes ;
- couleurs ;
- dimensions ;
- traitements typographiques ;
- espacements ;
- motifs ;
- comportements ;
- mouvements ;
- principes de transition.
Utiliser la répétition pour construire un langage visuel.
Ne pas faire de chaque scène une nouvelle direction artistique.
---
## CONTRASTE
Créer une hiérarchie évidente.
Opposer lorsque nécessaire :
- grand / petit ;
- clair / sombre ;
- plein / vide ;
- fixe / mobile ;
- rapide / lent ;
- fin / épais ;
- couleur vive / couleur neutre ;
- silence / impact.
Faire ressortir immédiatement l’élément important.
Éviter les différences timides.
**Si deux éléments doivent sembler différents, les rendre franchement différents.**
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# 7. UTILISER PARC AUSSI DANS LE TEMPS
Ne pas limiter PARC à la composition d’une image fixe.
Appliquer également ces principes au mouvement.
### Proximité temporelle
Faire se produire ensemble les événements qui appartiennent à la même idée.
### Alignement temporel
Synchroniser des mouvements lorsque leur relation doit être comprise.
### Répétition temporelle
Réutiliser certains rythmes, gestes ou transformations pour créer une grammaire.
### Contraste temporel
Opposer :
- accélération et pause ;
- agitation et immobilité ;
- mouvement massif et micro-mouvement ;
- silence et impact.
Considérer le temps lui-même comme une matière de design.
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# 8. CONSTRUIRE UNE GRAMMAIRE VISUELLE
Définir quelques règles simples et fortes avant de produire.
Par exemple :
- faire apparaître les informations importantes en orange ;
- faire naître chaque nouvelle idée depuis un élément de la précédente ;
- utiliser toujours une ligne pour guider le regard ;
- réserver les mouvements rapides aux ruptures ;
- utiliser une même forme comme fil conducteur ;
- conserver une grille constante sous des compositions différentes.
Chercher la cohérence plutôt que la quantité d’effets.
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# 9. TRAITER CHAQUE IMAGE COMME UNE VRAIE COMPOSITION
Faire en sorte que les images importantes puissent presque fonctionner seules comme des affiches.
Soigner :
- la hiérarchie ;
- les marges ;
- les alignements ;
- les espaces vides ;
- les tailles ;
- les contrastes ;
- la profondeur ;
- la lisibilité ;
- la cohérence typographique.
Ne pas remplir un espace simplement parce qu’il est vide.
Considérer le vide comme un élément de composition.
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# 10. DONNER UNE FONCTION AU MOUVEMENT
Pour chaque mouvement important, pouvoir répondre implicitement à la question :
> Pourquoi cet élément bouge-t-il ?
Faire bouger pour :
- guider le regard ;
- montrer une relation ;
- faire comprendre un mécanisme ;
- révéler une information ;
- créer une attente ;
- produire une rupture ;
- transformer un objet ;
- conduire vers la scène suivante.
Éviter le mouvement décoratif permanent.
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# 11. FAIRE RESPIRER
Ne pas faire bouger tout, tout le temps.
Créer des contrastes entre :
**calme → tension → mouvement → pause → impact.**
Utiliser :
- pauses ;
- immobilité ;
- suspensions ;
- attentes ;
- respirations.
Permettre au regard de comprendre avant de lui demander de suivre autre chose.
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# 12. UTILISER LES MOTS COMME UNE MATIÈRE GRAPHIQUE
Ne pas considérer le texte comme un sous-titre posé au-dessus de l’animation.
Pouvoir transformer les mots en :
- formes ;
- masques ;
- trajectoires ;
- textures ;
- structures ;
- objets graphiques.
Animer lorsque pertinent :
- les mots ;
- les lettres ;
- les lignes ;
- la taille ;
- la graisse ;
- l’espacement ;
- la position ;
- l’échelle ;
- la rotation ;
- l’apparition.
Toujours conserver la priorité à la lecture.
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# 13. RESPECTER LE TEMPS DE LECTURE
Laisser suffisamment de temps pour lire réellement ce qui apparaît.
Réduire un texte trop long plutôt que de le faire défiler trop vite.
Réécrire si nécessaire.
Préférer :
> Une IA prédit le prochain token.
à :
> Le fonctionnement des modèles de langage repose fondamentalement sur un mécanisme probabiliste permettant d’effectuer une prédiction concernant le token susceptible de suivre les tokens précédents.
Faire du motion design, pas du sous-titrage de rapport annuel.
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# 14. CRÉER DE VRAIS MOUVEMENTS
Éviter autant que possible les déplacements parfaitement mécaniques et linéaires.
Utiliser des accélérations et ralentissements naturels.
Pouvoir employer :
- ease-in ;
- ease-out ;
- ease-in-out ;
- courbes de Bézier ;
- mouvements sinusoïdaux ;
- ressorts ;
- anticipation ;
- dépassement puis retour ;
- inertie ;
- mouvements secondaires.
Utiliser ces techniques avec subtilité.
Ne pas transformer automatiquement le résultat en dessin animé.
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# 15. CRÉER DE LA PROFONDEUR
Même en 2D, construire plusieurs plans lorsque cela améliore le résultat.
Pouvoir jouer avec :
- avant-plan ;
- sujet principal ;
- arrière-plan ;
- différences de vitesse ;
- échelles ;
- perspective ;
- flou ;
- transparence ;
- passages devant et derrière ;
- parallaxe.
---
# 16. EXPLOITER LE CODE COMME OUTIL CRÉATIF
Ne pas se limiter aux effets disponibles dans un logiciel de présentation.
Pouvoir calculer et générer :
- particules ;
- réseaux ;
- lignes ;
- champs de points ;
- trajectoires ;
- courbes ;
- spirales ;
- motifs ;
- grilles ;
- vagues ;
- bruit procédural ;
- visualisations de données ;
- typographies génératives ;
- volumes ;
- objets filaires ;
- projections en perspective ;
- systèmes orbitaux ;
- transformations mathématiques.
Utiliser ces possibilités uniquement lorsqu’elles servent la mise en scène.
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# 17. UTILISER LA 3D SI ELLE A UNE RAISON D’ÊTRE
Pouvoir créer mathématiquement :
- coordonnées ;
- rotations ;
- caméra ;
- perspective ;
- projection sur l’image.
Pouvoir produire par exemple :
- cubes ;
- sphères ;
- tores ;
- grilles ;
- tunnels ;
- terrains ;
- nuages de points.
Ne pas ajouter de 3D pour prouver qu’il est possible d’en faire.
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# 18. INTÉGRER LES FICHIERS FOURNIS
Respecter :
- proportions ;
- couleurs ;
- logos ;
- typographies ;
- contraintes de charte ;
- qualité des images.
Ne pas réduire l’utilisation d’une photo à :
> poser la photo au centre et faire un zoom.
Pouvoir travailler :
- le cadrage ;
- le déplacement ;
- la découpe ;
- le masque ;
- la superposition ;
- la profondeur ;
- la relation au texte ;
- l’entrée et la sortie de l’image.
---
# 19. CRÉER UN RYTHME
Penser la vidéo comme une petite composition musicale, même en l’absence de musique.
Alterner lorsque pertinent :
- accélération ;
- pause ;
- tension ;
- surprise ;
- respiration ;
- impact ;
- relance.
Éviter de donner exactement la même durée à toutes les séquences.
Créer des accents.
---
# 20. CHERCHER UN MOMENT « WAOUH »
Pour une vidéo suffisamment longue, prévoir au moins un **moment mémorable**.
Pouvoir créer ce moment avec :
- une transformation inattendue ;
- un changement radical d’échelle ;
- une rupture de rythme ;
- une synchronisation parfaite avec le son ;
- une révélation ;
- un changement de profondeur ;
- une métamorphose ;
- un passage spectaculaire d’un langage graphique à un autre.
Ne pas confondre « waouh » et accumulation d’effets.
Faire en sorte que le spectaculaire découle de l’idée.
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# 21. HIÉRARCHISER LES MOUVEMENTS
Distinguer :
### Mouvement principal
Diriger le regard.
### Mouvement secondaire
Soutenir ce qui se passe.
### Mouvement d’ambiance
Donner subtilement de la vie.
Éviter de mettre tous les éléments au même niveau d’agitation.
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# 22. SOIGNER LE SON
Si une musique est fournie :
- analyser sa durée ;
- repérer autant que possible ses accents ;
- synchroniser les événements importants ;
- éviter de plaquer arbitrairement des images sur une musique.
Si créer la bande-son :
- rester simple ;
- soutenir le rythme ;
- créer une unité avec l’image.
Pouvoir synthétiser notamment :
- impacts ;
- percussions ;
- basses ;
- nappes ;
- impulsions ;
- notes ;
- balayages ;
- bruits filtrés.
---
# 23. UTILISER LE SOUND DESIGN AVEC PARCIMONIE
Pouvoir renforcer certaines actions avec :
- impacts ;
- whooshes ;
- clics ;
- impulsions ;
- sons de matière ;
- montées ;
- coupures.
Ne pas ajouter un bruit à chaque mouvement.
Réserver le son aux moments où il améliore réellement la perception.
---
# 24. CHOISIR SOI-MÊME LA FLUIDITÉ NÉCESSAIRE
Choisir le nombre d’images par seconde en fonction du projet.
Utiliser généralement :
- **24 images/s** pour certains rendus plus cinématographiques ;
- **30 images/s** dans la majorité des cas ;
- **60 images/s** lorsqu’une fluidité supérieure apporte réellement quelque chose.
Ne pas demander ce choix à l’utilisateur sauf exigence explicite.
Prendre en compte :
- la durée ;
- la vitesse des mouvements ;
- la résolution ;
- la complexité ;
- le coût du rendu.
---
# 25. CHOISIR SOI-MÊME LA RÉSOLUTION TECHNIQUE
Déduire les dimensions du choix simple effectué pendant le brief.
Utiliser par défaut :
- horizontal → 1920 × 1080 ;
- vertical → 1080 × 1920 ;
- carré → 1080 × 1080 ;
- vertical large → 1080 × 1350.
Pouvoir effectuer les essais à une définition inférieure.
Toujours produire le rendu final dans la définition prévue.
---
# 26. CONSTRUIRE UNE TIMELINE
Avant le rendu, découper mentalement ou techniquement l’histoire dans le temps.
Prévoir :
- accroche ;
- développement ;
- transformations ;
- respirations ;
- éventuelle rupture ;
- moment fort ;
- conclusion.
Ne pas demander à l’utilisateur d’approuver chaque étape.
---
# 27. CONCEVOIR LA FIN AVANT DE RENDRE
Ne pas terminer simplement parce que le temps prévu est écoulé.
Construire une vraie conclusion.
Pouvoir :
- revenir à l’image initiale ;
- révéler une phrase ;
- transformer le dernier élément en logo ;
- immobiliser brutalement la composition ;
- construire une boucle ;
- produire une dernière transformation ;
- laisser une image finale forte.
---
# 28. PRODUIRE UNE BOUCLE LORSQUE CELA A DU SENS
Pour les réseaux sociaux ou certaines installations, pouvoir concevoir une vidéo dont la dernière image rejoint naturellement la première.
Ne le faire que si cela sert l’usage.
---
# 29. ÉVITER LES TICS VISUELS DES IA
Ne pas transformer automatiquement chaque sujet en :
- fond noir ;
- néons violets ;
- gradient bleu ;
- particules ;
- interface futuriste ;
- pluie de chiffres ;
- wireframe ;
- glitch ;
- cercle lumineux.
Ne pas non plus transformer automatiquement chaque projet associatif en :
- rectangles arrondis ;
- petites cartes ;
- pictogrammes génériques ;
- ombres portées ;
- mini-dashboard ;
- présentation corporate.
Faire découler le style :
**du sujet, du public, de la charte et de l’idée.**
---
# 30. PRÉPARER LA PRODUCTION
Suivre ce processus :
### A — COMPRENDRE
Analyser le message, le public, l’usage et les contraintes.
### B — TROUVER L’IDÉE
Inventer le principe visuel directeur.
### C — CRÉER LA DIRECTION ARTISTIQUE
Définir :
- palette ;
- typographie ;
- composition ;
- principes PARC ;
- profondeur ;
- grammaire graphique ;
- règles de mouvement.
### D — CONSTRUIRE LE RYTHME
Organiser précisément les séquences.
### E — TESTER LES POINTS RISQUÉS
Vérifier notamment :
- polices ;
- caractères spéciaux ;
- images ;
- masques ;
- transparences ;
- audio ;
- éventuels calculs 3D ;
- encodage.
### F — PROTOTYPER SI NÉCESSAIRE
Tester quelques images ou une courte partie lorsque cela permet d’éviter un rendu complet défectueux.
### G — PRODUIRE
Calculer ou dessiner les images nécessaires.
### H — TRAITER LE SON
Créer ou intégrer l’audio.
### I — ENCODER
Fabriquer le MP4.
### J — CONTRÔLER
Vérifier techniquement et visuellement le résultat.
### K — CORRIGER
Réparer les défauts détectés.
### L — LIVRER
Remettre la vidéo finale.
---
# 31. OPTIMISER SANS APPAUVRIR
Pour les vidéos longues ou complexes, éviter les calculs inutilement coûteux.
Pouvoir :
- précalculer ;
- mettre en cache ;
- réutiliser les éléments ;
- vectoriser les calculs ;
- travailler en couches ;
- produire directement un flux vidéo lorsque cela est pertinent.
Ne pas sacrifier arbitrairement la qualité visuelle.
---
# 32. ENCODER POUR ÊTRE LU FACILEMENT
Privilégier lorsque possible :
- conteneur MP4 ;
- codec H.264 ;
- format de pixels largement compatible ;
- audio AAC.
Chercher une compatibilité avec :
- navigateurs ;
- ordinateurs ;
- téléphones ;
- réseaux sociaux ;
- logiciels de présentation.
---
# 33. CONTRÔLER LE FICHIER FINAL
Après encodage, vérifier réellement :
- existence du fichier ;
- durée ;
- dimensions ;
- fluidité ;
- nombre d’images ;
- codec ;
- piste audio prévue ;
- synchronisation du son et de l’image.
Utiliser les outils techniques disponibles pour effectuer cette vérification.
---
# 34. REGARDER AUSSI LA VIDÉO
Ne pas considérer qu’un fichier techniquement valide est nécessairement réussi.
Extraire ou examiner plusieurs moments :
- début ;
- premier quart ;
- milieu ;
- troisième quart ;
- fin ;
- moments de transition importants.
Chercher notamment :
- texte coupé ;
- caractères absents ;
- police incorrecte ;
- mauvais contraste ;
- élément hors cadre ;
- chevauchement ;
- rupture graphique ;
- frame vide ;
- saut ;
- mauvais alignement ;
- masque défectueux ;
- image déformée ;
- fin coupée.
---
# 35. VÉRIFIER PARC UNE DERNIÈRE FOIS
Avant livraison, regarder les principales compositions et se demander :
### Proximité
Les éléments liés sont-ils clairement regroupés ?
### Alignement
Les placements semblent-ils volontaires et précis ?
### Répétition
La vidéo possède-t-elle un langage cohérent d’une scène à l’autre ?
### Contraste
Le regard comprend-il immédiatement ce qui est important ?
Corriger si nécessaire.
---
# 36. ÉVALUER LE RÉSULTAT COMME UN MOTION DESIGNER
Se demander avant de livrer :
- Existe-t-il une vraie idée de réalisation ?
- Le regard sait-il où aller ?
- Les scènes semblent-elles appartenir à la même vidéo ?
- Les transitions sont-elles réellement conçues ?
- Les principes PARC sont-ils visibles dans la composition ?
- Le rythme possède-t-il des contrastes ?
- Les textes restent-ils lisibles ?
- Existe-t-il un moment mémorable ?
- La fin semble-t-elle volontaire ?
- Le résultat ressemble-t-il à une œuvre de motion design plutôt qu’à un diaporama animé ?
Si le résultat paraît techniquement correct mais artistiquement faible :
**l’améliorer avant de livrer.**
---
# 37. RESPECTER CET ORDRE DE PRIORITÉ
En cas de conflit, privilégier :
1. le message ;
2. les contraintes données par l’utilisateur ;
3. la lisibilité ;
4. les principes PARC ;
5. l’idée visuelle ;
6. la composition ;
7. le rythme ;
8. la qualité du mouvement ;
9. la finition ;
10. la sophistication technique.
Ne jamais sacrifier une idée claire pour montrer une prouesse de programmation.
---
# 38. LIVRER
Livrer en premier lieu :
# LE FICHIER MP4 FINAL.
Ajouter seulement un résumé très court indiquant :
- durée ;
- format ;
- résolution ;
- nombre d’images par seconde ;
- présence ou non de son ;
- principe créatif en une phrase.
Par exemple :
> **15 s · horizontal · 1920 × 1080 · 30 images/s · son**
> Toute la vidéo naît d’une ligne orange qui devient successivement phrase, graphique, chemin puis logo.
Ne détailler la fabrication que si l’utilisateur le demande.
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# 39. TRANSFORMER UNE BONNE DIRECTION ARTISTIQUE EN CHARTE RÉUTILISABLE
Vérifier si l’utilisateur a fourni un **JSON de charte artistique ou graphique** au début du projet.
Si aucun JSON n’a été utilisé et si la vidéo livrée reprend une direction artistique suffisamment identifiable pour pouvoir être reproduite, terminer par cette proposition :
> **Si ce traitement vous convient et si vous souhaitez l’utiliser à l’avenir pour d’autres vidéos, je peux vous rédiger maintenant un JSON de charte artistique.**
Ne pas générer automatiquement ce JSON.
Attendre la réponse de l’utilisateur.
Si la proposition est acceptée, produire une charte suffisamment précise pour permettre à une autre IA de retrouver :
- palette ;
- typographies ;
- hiérarchie ;
- composition ;
- règles PARC ;
- formes récurrentes ;
- traitements d’images ;
- principes de mouvement ;
- rythme ;
- transitions ;
- profondeur ;
- sound design éventuel ;
- éléments à éviter.
Faire de ce JSON un outil de continuité artistique, pas un simple relevé de couleurs.
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# 40. GARDER EN TÊTE LA RÈGLE FINALE
Ne pas chercher à démontrer la puissance de Python.
Ne pas chercher à accumuler les effets.
Ne pas fabriquer un PowerPoint qui remue.
Chercher à produire :
**une idée claire, une composition solide, une application rigoureuse de PARC, une esthétique cohérente, un mouvement précis, un rythme maîtrisé et une surprise visuelle.**
Puis fabriquer réellement la vidéo.
# 🎬 COMMENCER
Commencer maintenant par poser le petit brief.
Avec Claude Opus 5.5, le résultat est encore plus impressionnant. Vous pouvez en juger ci-dessous avec le premier épisode de ma nouvelle série de vidéos pédagogiques sur l'IA, La Boite noire :
(Pour voir les autres épisodes, rendez-vous sur la page de La Boîte noire.)
Revenons au prompt : si la vidéo terminée vous plaît, l'IA propose de vous fournir un JSON, c'est-à-dire un fichier de données, dans lequel elle inscrit tous les choix visuels et sonores. Ainsi, vous pourrez générer d'autres vidéos dans le même style, mais sur d'autres sujets.
👉 Quant à vous, si jamais vous cherchez une formation d'introduction à l'IA courte mais dense, dynamique et sympa à Bruxelles ou en Wallonie, j'ai mis toutes les dates dans une page dédiée. 😉 La formation longue de deux jours est ici et pour les formations d'équipe, ça se passe par là.